Historique

« Pensez donc, quelle matière, cette chair de poule du tissu, le voilà bien l’épiderme de cette architecture nerveuse, grandiose et qui peut devenir si humaine. Vous comprenez pourquoi nous la voulons grosse de point, chatoyante de couleurs, belle de ligne. Il fait accrocher la lumière, rendre la dignité au mur, lui faire chanter l’hymne à la vie et au travail des hommes… Un parler franc, haut et clair, voilà ce qu’ils aimeront ; c’est ce langage qu’il faudra leur tenir ; à vrai dire cela n’est pas pour nous déplaire. »

« La tapisserie, art « grave », comme dit Lurçat, art monumental, patient, végétal, seul peut l’exercer un homme amoureux de la vie.  Dubrunfaut aime la vie.  Ce Picard de haute taille, au regard aigu, à la bouche vorace, aux épaules massives, à la démarche puissante, veut prendre la terre entière comme une femme glissant entre ses bras. De vingt à quarante ans, il ne fait que cela. Il saisit la couleur. Cette couleur dont on a dit qu’elle est de la lumière qui souffre, dont il dirait plutôt qu’elle est de la lumière qui chante. Poissons des Caraïbes, poules d’eau, écureuils, roseaux, bûcherons, maçons, électriciens, bergers rentrant avec leurs chèvres, cueilleuses de melons, pêcheurs avec leur cheval dans les dunes, grèbes huppés, lavandières : il dresse un bilan, le bilan des stridences, des dissonances, des accords, du noir qui brûle, du vert qui coule, du blanc qui claque, du bleu qui songe, du rouge qui saigne, qui rit». (Roger Bodart, poète, essaysite, académicien, 1910-1973).

Découverte

Edmond Dubrunfaut est essentiellement connu comme un des plus importants rénovateurs de la tapisserie en Belgique au XXe siècle [1]. Il se situe dans la lignée de Jean Lurçat en France [2].

Enfant du Tournaisis, il va vite découvrir le riche passé artistique de la région et plus particulièrement sa tapisserie. L’une des œuvres d’art qui le marquent profondément lors de la visite de la Cathédrale de Tournai est « la tenture de Saint Piat et Saint Eleuthère », une merveille datant du XVe siècle, en plein  âge d’or de la tapisserie (qui durera jusqu’au XVIIe siècle).

Broderie de Bayeux
La tenture de Saint-Piat et Saint-Eleuthère, cathédrale de Tournai


[1] Pour plus d’informations sur la « Renaissance de la tapisserie », voir L.-L. SOSSET, Tapisserie contemporaine en Belgique, Liège, éditions du Perron, 1989.

[2] Jean Lurçat (1892-1966) s’est intéressé à la tapisserie dès 1915. Dans les années ’30, avec l’aide de François Tallard qui possédait une manufacture de tapisserie à Aubusson, il va en rénover la technique. Cela consiste principalement en la diminution du nombre de coloris et l’instauration du carton de tapisserie chiffré. Pour plus d’informations, voir C.ROY, Lurçat, 2e édition revue et corrigée, Genève, Pierre Cailler éditeur (coll. Peintres et sculpteurs d’hier et d’aujourd’hui), 1961. 1956 1e édition.

Dubrunfaut découvre dès lors un art qui le touche particulièrement car il comprend qu’il pourrait utiliser ce moyen d’expression pour mettre en œuvre ses idées dont  celle de «mettre l’art à la portée de tous». Plusieurs raisons expliquent la force et la beauté des tapisseries de cette époque:

– elles avaient un but ornemental, utile – car elles permettaient d’habiller littéralement les murs de laine et d’isoler les bâtiments – mais surtout une finalité didactique : généralement créées en séries, elles racontaient au peuple l’Histoire Sainte ou d’autres faits chrétiens de façon claire et imagée.

– ce langage clair était obtenu par l’utilisation d’un nombre limité de tons : par exemple l’Apocalypse d’Angers au XIVe siècle ne contenait que 15 à 20 tons. Ajouter à cela que la grain était relativement grossier car on ne comptait que cinq ou six fils par centimètre carré. Ces éléments permettaient de donner un caractère très expressif aux personnages représentés.

– l’utilisation de procédés graphiques comme les hachures ou les zébrures pour les transitions d’une couleur à l’autre ou encore l’absence de bordures donnaient à la tapisserie un style propre.

– les tapisseries étaient aussi appréciées car elles étaient pratiques, car faciles à transporter, on les appelait « fresques mobiles ».

Mais Dubrunfaut s’est cependant vite rendu compte qu’au fur et à mesure du temps l’art de la tapisserie avait en quelque sorte perdu son âme, en rejetant ses particularités propres et en devenant une copie servile de la peinture.

A partir de 1650 et au fur et à mesure des siècles, la tapisserie essaya de plus en plus d’imiter les moindres dégradés, les nuances de tons, les empâtements, les glacis, tous les effets de la peinture. Les cartons de tapisserie laissèrent de plus en plus de place à l’interprétation des liciers car ils étaient dorénavant peints en grisaille. Tout tendait à faire de la tapisserie une copie de peinture : les points de chaînes s’affinèrent, le nombre de tons augmenta de façon exponentielle (au XIXe siècle, Michel-Eugène Chevreul [3] devenu directeur de la manufacture des Gobelains développa une gamme de chromatique de 14400 tons !), faisant disparaître le système des hachures et des dentelures. L’encadrement des tapisseries marqua l’aboutissement de ce déclin. 

Le cercle chromatique
Le Cercle chromatique de Chevreul
Le cercle chromatique

[3] Michel-Eugène Chevreul (1786-1889) est un chimiste français connu pour avoir travaillé sur les Corps gras et l’Analyse immédiate organique. Il s’intéresse très vite aux matières colorantes végétales et en 1810, il isole l’hématoxyline, colorant rouge, du bois de Campêche, et il obtient le premier noir de qualité. Le 9 septembre 1824, il est nommé directeur aux Manufactures royales de tapisseries et de tapis des Gobelains. Peu à peu, ses recherches sur la couleur vont prendre le pas sur la chimie. En 1839, il publie un volumineux ouvrage qui reprend ses observations et réflexions à ce sujet. La gamme chromatique qu’il développe sous forme de cercles constitue un système de mesure des couleurs vite utilisé par les artistes comme les impressionnistes et le pointillisme de Seurat. (informations tirées de http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/doschim/decouv/couleurs/loi_chev_coul.html).

Action

Dubrunfaut est donc persuadé qu’il faut redonner ses titres de noblesse à l’art du tissage. Il s’inspire des tapisseries du XVe siècle tout en développant une technique et surtout un style bien modernes. A l’exposition universelle de Paris en 1937, il remarque qu’on y présente des tapisseries qu’on considère modernes mais qui ne restent que des imitations de peintures et des copies de compositions anciennes. La même année, il crée ses premiers cartons de tapisserie peints (comme Le faisan doré) qui ne le satisfont pas car ils restent encore trop proches d’un style pictural, de même que les cartons Le retour de la chasse (1941) et Le pain et le vin (1942-43).

L’artiste pense donc à une manière de mieux mettre en évidence l’art du tissage. La tonte des moutons, une tapisserie de Tournai du XVe siècle exposée aux Musées Royaux d’Art et d’Histoire, lui montre la voie à suivre : peu de personnages, de l’espace, pas de bordures, une gamme chromatique réduite à peu de tons, l’utilisation des hachures. Ces idées en tête, Dubrunfaut développe son style dans les années 1943-45. C’est également l’époque où il crée à Tournai les ateliers Claudine Leroy (fin 1942) et Robert Taquet (1945).

Les problèmes principaux auxquels Dubrunfaut s’est attaqué sont:

  • L’imitation impossible de la peinture (dégradés, impression de texture, etc.)
  • Le manque de précision des œuvres préparatoires (petites dimensions, peintures sans indication de couleurs de fils,…) et donc l’inadéquation entre le projet pensé par l’artiste et l’œuvre finale.
  • Les prix exorbitants de ces tapisseries

Dubrunfaut propose, à la façon de Jean Lurçat en France, comme solutions :

  • Une technique propre à la tapisserie qui se caractérise par plusieurs points :
    • L’utilisation de 50 puis 100 tons comptés choisis en fonction des couleurs de fils de laine, l’accentuation des coloris et la solidité de ceux-ci au temps, à la lumière… Et donc un vrai travail de chimie sur la composition des coloris.
    • Le choix de tons chatoyants, modernes (pas des « tons pour jeunes filles malades » [4])
    • Le développement de cartons de tapisserie grandeur nature, dessinés donc pas peints, composés de traits précis délimitant les zones colorées chacune numérotée en fonction du fil correspondant : les tons comptés. Ceci permet au licier d’avoir une référence très précise et au créateur d’avoir une œuvre définitive fidèle à ce qu’il avait imaginé. Avec en plus, un réel gain de temps et surtout d’argent, ce qui est important aussi pour les commanditaires.
  • Un style propre à la tapisserie : en se basant sur la technique, par exemple : des dégradés créés par des hachures, des fonds souvent unis, des motifs décoratifs pour combler les vides, des couleurs vives pour animer la composition, etc.
  • Un système permettant à cette industrie de se développer, en créant l’offre et la demande [5].

[4] E. DUBRUNFAUT, « Formation de l’esthétique moderne, manifeste pour l’art mural » (1945), in : VIRAY A., Le chant poétique de Dubrunfaut : tapisseries, Bruxelles, Editions André de Rache, 1978. (annexe n°3).
[5] E. DUBRUNFAUT, « Un art, une Industrie : La Tapisserie de Tournai» (1946) : conférence donnée à l’Ecole des Textiles de Tournai en 1947, extraits repris dans VIRAY A., Le chant poétique de Dubrunfaut : tapisseries, Bruxelles, Editions André de Rache, 1978 (annexe n°4).
Jean Lurçat (1892-1966)
Edmond Dubrunfaut (1920-2007)

Les premières tapisseries de Dubrunfaut s’orientent vers un style hérité des expressionnistes et du cubisme : les formes sont angulaires, les couleurs criardes, style bien mis en valeur par une technique de tapisserie composée de hachures et de zones colorées très délimitées (p.ex. Le cerf-volant cassé 1945 ; Les tournesols, 1945).

En 1945, il rédige le Manifeste pour l’art monumental où il fixe les bases de sa conception artistique. Il y fait l’éloge de la tapisserie qui selon lui permettrait de renouer l’art avec le public : un art hérité du passé, mais adapté à la vie moderne, un art mural accessible à tous, qui nécessite un travail en groupe.

1946 marque sa rencontre de Jean Lurçat [6], venu à Bruxelles à l’occasion de l’exposition La tapisserie française du Moyen Âge à nos jours. Les deux artistes ont chacun de leur côté suivi le même cheminement pour remettre la tapisserie au goût du jour.

Admis à la Jeune Peinture belge le 28 février, il présentera des cartons de tapisserie dans les expositions du groupe.

Le Manifeste pour l’art monumental l’amène à fonder en 1947 le groupe Forces Murales avec Roger Somville qui avait aussi suivi les cours de Charles Counhaye à La Cambre et qui est un ardent défenseur de l’art réaliste, avec dans son cas, de grandes implications politiques. Louis Deltour est le troisième membre fondateur du groupe, il est également très engagé au niveau social, ce qui se manifeste par un style très expressif. Tous trois étaient persuadés que la peinture de chevalet était la cause de la rupture entre le public et l’art [7]. Pour eux, la réconciliation n’était possible que par l’art mural [8]. Il n’est donc pas étonnant qu’ils se soient tournés entres autres vers la tapisserie, un art mural mais qui relève aussi d’une technique à promouvoir. La même année, ils créent avec G. Bartholomé, N. Gadenne, F Monnier, G. Point, A. Vormezelle et P. Watteau le Comité de rénovation de la tapisserie de Tournai qui donne naissance au Centre de rénovation pour la tapisserie de Tournai.

[6] Jean Lurçat : voir note dans la biographie.
[7] Concernant Forces Murales, nous nous référons aux nombreuses sources dédiées au sujet et reprises dans la bibliographie.
[8] Voir L. DELTOUR, E. DUBRUNFAUT, R. SOMVILLE, « Manifeste de forces murales » (1947), in : Dubrunfaut, pour un art public. Bruxelles, Centre culturel mutualiste, du 19 octobre au 12 novembre 1983 (annexe n°5).
Ce livre a reçu le prix 2014 du meilleur ouvrage destiné à l’enseignement ou à l’éducation permanente, remis par le Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Piano à 4 mains interprété par Anne Vanden Bossche & Jean-Noël Remiche, compositrice Danielle Baas, pièce inspirée par « Le Retour », tapisserie issue de la série  » Les Temps de l’Homme « 

"Le Retour", tapisserie issue de la série " Les Temps de l’Homme " (détail)

Le Ministre Paul-Henri Spaak va permettre à Forces Murales de réaliser 300m² de tapisseries commandées à l’usage des ambassades et donc de réellement développer la tapisserie, répondant ainsi à l’appel d’Henry Van de Velde qui consistait à relancer une activité artisanale dans le Tournaisis. La formation des chômeurs en une main-d’œuvre spécialisée dans le tissage de la tapisserie voit quant à elle la réalisation pratique d’un engagement social du groupe.

Durant douze ans, de 1947 à 1959, les trois artistes signent des trois mains leurs réalisations communes : tapisseries, peintures murales, fresques,…

Vers la fin des années 1950, Dubrunfaut évolue vers un style plus personnel. L’expressionnisme du début va vers une nouvelle impression de sérénité, de paix qui se manifeste par des formes plus douces, des hachures qui ne déchirent plus le sujet. Dubrunfaut va s’évertuer à représenter la beauté du monde dans ses tapisseries. Dès 1955, il commence une grande série qu’il intitule « LES TEMPS DE L’HOMME »[9] et qui est constituée de plusieurs parties :

« le temps de la main », à partir des années 1950. Il y loue un monde en paix avec la nature, une sorte de paradis où le travail de la terre est source de bonheur. (p. ex. La récolte 1956)

« le temps de l’électricité, de l’atome, du cosmos ». A partir des années 1960, Dubrunfaut évoque son attrait pour le progrès technique (p.ex. Les monteurs de pylônes, 1961)

« le temps de la connaissance de l’écologie ». Ce thème est déjà présent dans ses toutes premières tapisseries, mais il le développe continuellement. L’amour de Dubrunfaut pour la nature dans la vie de tous les jours se reflète dans de nombreuses tapisseries.  Ce côté écologique voit sa concrétisation dans l’ensemble monumental que Dubrunfaut crée pour la station de métro Louise autour d’un thème émanant de l’Unesco « le sauvetage des espèces naturelles menacées » dont la tapisserie La terre en fleur notre espoir (1981-83). rajouter un encart concernant cette réalisation

« le temps du spirituel, de l’historicité », dans le années 1970 : p. ex. la tapisserie pour le 550e anniversaire de l’Université Catholique de Louvain,U.C.L. 550e (1976-77).

« le temps d’aimer, du ludique, du sport ». Ce thème est présent dès les années 1960 et se développe jusque dans les années 1990.

[9] pour plus d’informations sur ce sujet, voir N. CHALMET, Edmond Dubrunfaut, les temps de l’homme, Bruxelles, Editions du Centre d’Information, de Documentation et d’Etude du Patrimoine, 2000.

"Le triomphe du Brabant", 1958, At. De Wit, Forces murales, 500x900cm, Coll. Région Bxl-Capitale, en dépôt aux MRAH.
"Le triomphe du Brabant (détail)

La réalisation d'une tapisserie

La réalisation d’une tapisserie demande de nombreuses étapes ainsi que des collaborateurs.

Au départ, il y a une idée qui surgit sur le papier, c’est croquis rapide qui met déjà en place la composition. Comme Dubrunfaut n’arrête pas de dessiner, il a dans ses affaires mais aussi dans son esprit et dans son geste des milliers d’études de personnages, de scènes… Une fois satisfait de l’idée, Dubrunfaut se lance dans le carton de tapisserie proprement dit, réalisé à grandeur réelle mais « en miroir » car la tapisserie sera tissée sur l’envers. En général, ce dessin est réalisé au fusain, donc, en noir et blanc. Parfois, il est coloré afin que l’artiste ait une meilleure vision du travail final. Ensuite, Dubrunfaut prend un calque qu’il dépose sur le carton et il y délimite chaque zone colorée au marqueur noir. A l’intérieur de chacune d’entre elles, il va indiquer le numéro du ton de fil à utiliser. C’est le principe des tons comptés. Ils se limitent à une nombre variant de cinquante à cent. A force de les utiliser, Dubrunfaut les connaitra par cœur.

Une fois le calque terminé, il prend la destination de la manufacture. Au début, dans les années 1940, ce sont les ateliers Claudine Leroy et Robert Taquet, mais plus tard, ce sera aussi la manufacture d’Aubusson de Robert Four (http://www.aubusson-manufacture.com/) autres manufactures ?

Le licier, pour tisser la tapisserie, va interpréter le carton tel un musicien qui joue une  partition inventée par le compositeur.

Il existe deux sortes de métiers à tisser : les métiers de Haute et de Basse Lice.

Tapisserie de basse lisse
Tapisserie de haute lisse

Evolution

– 1937 : après la visite de l’exposition universelle de Paris, et découverte de la tapisserie sur Saints Piat et Eleuthère à la cathédrale de Tournai. création des premiers cartons de tapisserie dont Le faisan doré.

– octobre 143 : présentation d’une des premières tapisseries, Le pain et le vin à l’Exposition nationale de Tapisseries au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles.

– 1942 : fonde l’atelier de tapisserie Claudine Leroy

– 1945 : fonde l’atelier de tapisserie Robert Taquet

– 1945 : Rédaction de Pour la rénovation de la tapisserie de haute et basse lisse en Belgique.

– 1945-46 : Le cerf-volant cassé, les chats, tapisseries qui démontrent le style très expressif de l’époque.

– 1945 : Le combat de coqs (carton sur fond noir).

– 1946 : Appel aux peintres et aux manufacturiers. Visite dans son atelier de Jean Lurçat, venu à Bruxelles à l’occasion de l’exposition La tapisserie française du Moyen Âge à nos jours. Admis à la Jeune Peinture belge le 28 février, il présentera des cartons de tapisserie dans les expositions du groupe.

– 1947 : crée avec Louis Deltour et Roger Somville le Centre de Rénovation de la Tapisserie de Tournai. Installe son atelier au 16 avenue des Mésanges à Auderghem. Rencontre de Paul-Henri Spaak et commande de 300 m² de tapisseries destinées aux ambassades belges.

– 1947 : Au mois de novembre, création du groupe Forces murales et rédaction du Manifeste de Forces murales avec la collaboration de Léon-Louis Sosset, secrétaire du Centre de Rénovation de la Tapisserie de Tournai. 

– 1948 : La vérification des filets (Forces murales).

– 1950 : exemple : Jeunes filles dans la campagne, tapisserie.

"Le cerf-volant cassé", 1946, 150x100cm, At. Taquet
"La vérification des filets" (Forces murales)
"Les chats", 1946, AT. Taquet

– 1953-1959 : Forces murales se réduit à Dubrunfaut et Somville. Cartons de tapisserie pour le Gouvernement provincial du Brabant à Bruxelles dont Le triomphe du Brabant.

 – 1955 : Le retour, premier carton d’une série de 60 tapisseries formant la série Les temps de l’homme. La récolte (1959), l’égrenage (1960), le rucher (1963)…

1958-9 : nombreuses tapisseries inspirées de la nature : dont La hulotte (1959) et Le grèbe huppé (1959).

– 1960-1992 : 800 tapisseries installées dans des bâtiments publics ou collectionnées par des particuliers.

Compositions musicales de Danielle Baas, inspirées des tapisseries « La belle récolte », « Le départ des lavandières », « Le temps d’aimer » issues de la série » Les Temps de l’Homme « . Piano 4 mains (Anne Vanden Bossche & Jean-Noël Remiche).

– 1964 : La rêveuse, exemple de l’évolution des tapisseries vers un style plus souple

– 1981 : membre fondateur du Domaine de la Lice

– 1981-83 : La terre en fleurs, notre espoir, tapisserie, Les hommes morcelés, céramique, Prendre le temps d’aimer, Le temps de la main, émaux sur acier pour la station de métro – Passage Louise, Bruxelles (136 m²).

– 1987 : Les quatre Âges de la vie ou Le monde de la lecture publique, tapisserie pour la Bibliothèque principale du Brabant wallon à Nivelles (13 m²).

"Les 4 âges de la vie"
"La terre en fleurs, notre espoir", Métro Louise (Bxl)

Composition musicale  de Daniellal Baas, inspirée de « La terre en fleurs, notre espoir » (série « Les Temps de l’Homme« ). 

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