Peintures murales

1949 : fresque de Forces Murales, La vie des pêcheurs au Palais de Justice de Bruxelles.

1947-53 : tissus peints (FM)

Après la guerre, les artistes de Forces Murales ressentent plus que tout l’importance de témoigner du conflit et surtout de proclamer un « non à la guerre » passant par l’art. Ils adhèrent aux idées du Parti communiste belge et réalisent des œuvres pour la défense de la paix. Pour ce faire, ils développent une nouvelle technique, celle de l’acrylique sur toile : rapides à réaliser et facilement transportables, ces toiles s’avèrent être des messages forts que les artistes envisagent de présenter lors de grandes manifestations. (voir J. GUISSET, Forces Murales, un art manifeste…, p. 87-88).

              exemples : En avant vers Sheffield (Le Congrès de Varsovie) et Non à la guerre (1950)

1951 : le groupe crée une série d’autres toiles monumentales à l’occasion du 30e anniversaire du Parti communiste belge. Les œuvres, exposées au Heysel, retracent l’histoire sociale belge depuis 1886, en passant par les grands événements liés à l’existence du Parti. Le groupe Métiers du Mur participe également à l’événement. (voir J.GUISSET, op. cit. p.97-98).

               exemples : Roux, 1886, 1951, Louvain, 1902, 1951.

1953-59 : Hommage aux constructeurs et Hommage aux visiteurs, peintures murales au polyester sur aluminium pour l’Exposition Universelle de Bruxelles en 1958 (160 m²).

La vie des pêcheurs, Palais de Justice (Bxl), 1949
La vie des pêcheurs (détail)
La vie des pêcheurs (détail)

1966 : avec André Houfflin et Alain Rousseau, fresques de la Maison communale d’Erquelinnes (100 m²).

1968 : création du groupe Cuesmes 68 avec Agnès Arnould, Jean-Claude Faidherbe, Paule Herla, André Houfflin, Jacqueline Moulin, Alain Rousseau, Charly Vienne, Dany Vienne. Décoration aux résines d’acrylique du réfectoire de l’École technique à Cuesmes (450 m²) illustrant quatre thèmes Le chantier naval, Le battage d’été, La rentrée des foins, Le Borinage.

1970 : Les jeunes et la vie, peintures aux résines d’acryl par le groupe Cuesmes 68 à l’intérieur et sur un mur extérieur de la Maison des Jeunes à Anderlecht (100 m²).

1971 : Les hommes et la vie, ensemble de peintures aux résines de vinyle par le groupe de Cuesmes 68 pour l’Institut médico-chirurgical de Tournai (400 m²).

– 1972 : Les travailleurs syndiqués, voiles de polyester réalisés par Edmond Dubrunfaut et André Houfflin dans les escaliers des locaux de la F.G.T.B. à Tournai (11 m²). Le pays blanc, peintures aux résines d’acryl du groupe Cuesmes 68 pour le réfectoire des usines Cimescaut à Antoing (75 m²). Notre terre et le cosmos, peintures aux résines d’acryl par Dubrunfaut, Claude Biche, Paul Lembourg, Daniel Maroil dans une salle de l’École normale de l’État à Nivelles.

1973 : L’arbre de vie et les âges de l’homme, peintures aux résines d’acryl par Dubrunfaut et André Houfflin dans la salle des Mariages de la Maison communale de Marchienne-au-Pont (50 m²). Avec André Houfflin également, Les étapes de la lutte syndicale, peintures aux résines d’acryl sur fibres synthétiques pour les locaux de la C.G.S.P. – Bruxelles F.G.T.B. (16,8 m²).

1974 : Notre environnement, par le groupe de Cuesmes 68, série de peintures aux résines d’acrylique dans le réfectoire du Lycée de Morlanwelz (380 m²). La forêt est proche, peintures aux résines d’acrylique, mosaïques, céramiques et béton polychromé, réalisés par Dubrunfaut, Ann Cape, Daniel Maroil et C. Podolski dans une série de petits immeubles du Logis à Watermael-Boitsfort entre 1974 et 1979 (201 m²).

1975 : La récolte des tournesols, peintures aux résines d’acrylique de Dubrunfaut et Daniel Maroil pour la Crèche communale d’Obourg-Mons (10 m²).

1977 : Le remembrement des terres, peintures aux résines d’acryl du groupe Cuesmes 68 pour la Société nationale du logement à Mons (85 m²). Les portes de notre monde, peintures aux résines d’acrylique par le groupe Cuesmes 68 au Foyer anderlechtois à Anderlecht (540 m²).

1979 : Les mémoires d’un peuple, peintures aux résines d’acrylique au Foyer socio-culturel d’Antoing (120 m²). Désormais, Dubrunfaut travaille pratiquement seul.

1980 : Six temps de l’action ouvrière et syndicale, peintures aux résines d’acrylique pour la salle de réunion des locaux de la F.G.T.B. à Tournai (42 m²).

1981-1982 : Le paradis perdu, peintures aux résines d’acrylique pour l’immeuble du Foyer bruxellois – La Marolle (200 m²).

1993 : Le carnaval, Les trois masques, La grande tannerie, Nouveau départ, peintures murales aux acryls pour les locaux de la régionale bruxelloise de la C.G.S.P. – A.C.O.D. à Bruxelles (36,43 m²).

1996 : Que vive la terre, acryl avec I. Constantin, Bernard Dewasme et Dominique Vandenbroeke et Symbole de l’action humaine, 3 pierres, mur antibruit du TGV à Péronnes (150,8 m²).

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