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18 novembre 2022 : La famille Dubrunfaut fait don d'une impressionnante tapisserie

Le vendredi 18 novembre, en présence du bourgmestre Peter Roose et de l’échevin de la culture Jonas Bel, la grande et belle tapisserie LA PAUSE (1959-1975, Atelier De Cneudt(NL), 242×492 cm) a été officiellement remise à la bibliothèque de Furnes (Veurne) par les héritiers d’Edmond Dubrunfaut. Cet artiste belge de renom a conçu le carton de la tapisserie en 1959 dans son atelier de Steenkerke (Belgique, Flandre occidentale). Elle a été tissée en 1975.  Elle orne désormais la même ville que la tapisserie de Floris Jespers, De Boetprocessie, qu’il avait admirée en 1937 à l’Exposition Universelle de Paris.

Edmond Dubrunfaut était un grand artiste plasticien. Il a été actif en tant que peintre et dessinateur et, en tant que professeur d’art monumental à l’académie de Mons où il s’est principalement concentré sur la conception et la mise en œuvre de techniques murales monumentales. Avec quelques personnes partageant les mêmes idées, il a écrit le manifeste Forces Murales en 1945, pour ramener l’art au peuple. Un grand engagement social, qui a également déterminé le style social-réaliste. 

L’œuvre totale d’Edmond Dubrunfaut est impressionnante. Seul ou en collaboration avec d’autres artistes, il réalise de nombreuses œuvres monumentales dans diverses techniques murales, telles que des fresques, des peintures murales en résine acrylique et des mosaïques. Il réalise plus de 10 000 m² d’œuvres d’art, qui s’intègrent dans des bâtiments publics et privés, dont 800 tapisseries, totalisant 4 000 m².

Avec ces tapisseries, il rejoint la tradition de l’art de la tapisserie dans le sud des Pays-Bas et en France, qui a prospéré du XVe au XVIIe siècle. C’est en grande partie grâce à l’engagement d’Edmond Dubrunfaut que la tapisserie traditionnelle est restée vivante dans notre pays. 

Dans la bibliothèque

Dans les tables d’exposition de la bibliothèque, vous pouvez voir un certain nombre d’étapes dans le processus de production d’une tapisserie. Après les croquis préparatoires, le cartonnier développe son dessin de conception en un dessin utilisable pour l’exécution, avec des instructions numérotées et des hachures. Chaque artiste, cartonnier, a sa propre palette de couleurs. Par exemple, Edmond Dubrunfaut a travaillé avec une palette d’environ 100 tons de couleurs, chauds et vifs. Ces couleurs sont représentées par un nombre. Dans chaque scène qu’Edmond Dubrunfaut dessine méticuleusement, il prouve sa maîtrise. Les nombreuses études et croquis qui précèdent une tapisserie témoignent de sa passion et de son savoir-faire.

Edmond Dubrunfaut réalise le carton de La Pause en 1959 dans son atelier de Steenkerke. Il n’a été tissé qu’en 1975 par le fabricant néerlandais De Cneudt. Ils étaient connus pour utiliser la laine de haute qualité qui garantit la préservation de la splendeur des couleurs de la tapisserie.

La Pause appartient à la série Les Temps de l’Homme, une série de plus de 60 pièces soit plus de 500m² de tapisseries. Edmond Dubrunfaut y glorifie l’homme et le travail dans des scènes idylliques. Dans La Pause, vous pouvez voir comment la femme du fermier amène son mari à boire tout en labourant le champ. Peut-être une scène que l’artiste a pu voir depuis son cottage à Steenkerke.

Edmond Dubrunfaut a connu Veurne par son mariage avec Irène van Elslande. Ils vivaient à Tervuren, mais Edmond avait aussi un espace de travail à Furnes. Comme la maison de Steenkerke est rapidement devenue trop petite pour cela, le couple a acheté une petite ferme avec un grand atelier à Bulskamp en 1965. Son fils et héritier Paul Dubrunfaut, ainsi que sa femme Isabelle de Schoutheete, y séjournent encore régulièrement.

Il y a un autre lien entre Edmond Dubrunfaut et Furnes. Avec Jean Leroy, son premier professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Tournai, il visite l’Exposition Universelle de Paris en 1937, où Guernica de Picasso est exposée dans le pavillon de l’Espagne. Dans le pavillon belge, un concept d’Henry Van de Velde, il a été impressionné par les tapisseries de Floris Jespers, entre autres, comme De Ommegang ou encore la Boetprocessie, la grande œuvre que l’on peut aujourd’hui admirer au Sint-Niklaastoren ! Edmond Dubrunfaut a donc déjà vu cette tapisserie accrochée à Furnes depuis l’année dernière !

La Pause peut toujours être admirée à la Bibliothèque De Seylsteen, sur la Sint-Denisplaats à Veurne, pendant les heures d’ouverture. Une petite exposition sur le tissage de la tapisserie se déroule jusqu’à la mi-janvier.

Citation de Jonas Bel, Echevin de la Culture : « Ces dernières années, Veurne a beaucoup investi dans son patrimoine culturel. C’est avec une grande fierté que la Ville est autorisée à agrandir ce patrimoine avec cette belle tapisserie. »

Chaque trimestre, nous vous présentons 3 oeuvres

La toque brodée, acryl sur toile, 100x80cm, vers1990
La toilette, détrempe sur papier, 1947, 250x150cm, Seraing IHOES
Louise, fusain comprimé, 1941, 101x705cm

30 octobre 2021 : article de Agnès Zamboni dans Le Soir Magazine

29 mai 2021 : inauguration du parcours "Dagtrip Tafeldruif" à Overijse

La bourgmestre Inge Lenseclaes et l’Echevin de la Culture Leo Van den Wijngaert  ont inauguré un nouveau parcours touristique et une exposition en lien avec l’histoire de la culture du raison dans la région du Druivenstreek.
La grande tapisserie d’Edmond Dubrunfaut « La visite » (« Het bezoek« , 225 x 316cm, 1960-62, Manufacture De Wit), qui était dans la salle des mariages de la commune, est désormais visible au centre culturel DRUIF, en face de l’église Saint-Martin d’Overijse. Pour l’occasion elle a été magnifiquement nettoyée par les Ateliers De Wit à Malines.